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 Les feuilles de Cachan

Les feuilles de Cachan

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Les feuilles de Cachan

 

 

Cinquante-deuxième feuille de Cachan

« Portraits croisés : Sataya Aing & Pierre Cauchois»

 

- Mars 2012 –

Des lieux d’apprentissage

 

et des entreprises

Sataya Aing et Pierre Cauchois, après l’obtention de leur DUT à l’IUT de Cachan, ont poursuivi leurs études à l’INSA de Rennes. Jeune diplômés, ils nous font part de leurs premières impressions après leur entrée sur le marché de l’emploi. Cette feuille fait partie du projet « Quarante portraits d’étudiants d’hier pour étudiants d’aujourd’hui » qui a été primé par l’université Paris-Sud 11, en mai dernier.

 

Quel est votre parcours ?

Sataya : Après un bac S, plusieurs choix étaient possibles (école préparatoire, faculté, IUT, BTS …). J’ai choisi de poursuivre dans un IUT, qui semblait offrir un bon compromis entre théorie et pratique. Et je ne me suis pas trompé ! Etudier les bases de l’électronique, créer ces propres systèmes à travers des projets, comprendre les systèmes de communications, voir tout ce que l’on peut faire avec m’a donné envie d’aller plus loin. Alors après l’IUT, j’ai décidé de continuer mes études et j’ai intégré l’Institut National des Sciences Appliquées (INSA) de Rennes pour devenir ingénieur SRC (Systèmes et Réseaux de Communication). Tout était plus théorique, plus approfondi, mais toujours des projets pour tout mettre en pratique ! Et en dernière année, je me suis spécialisée dans la conception numérique.

 

Pierre : Après un bac STI génie électronique, je suis rentré à l'IUT de Cachan en génie électrique et informatique industrielle. Je souhaitais poursuivre avec un enseignement partagé entre la théorie et la pratique, avec beaucoup de projets. J'ai ensuite rejoint l'INSA de Rennes dans le département Systèmes et Réseaux de Communication. La formation est basée sur tout ce qui tourne autour des télécommunications (électronique analogique et numérique, traitement du signal, antenne et propagation électromagnétique, programmation...). J'ai enfin terminé mes études par un semestre en Suède (Erasmus). C'est vraiment une expérience indispensable aujourd'hui, ne serait-ce que pour l'anglais et les rencontres avec des personnes de dizaines de nationalités différentes. Cela permet aussi de voir un système d'enseignement très différent de ce que l'on a en France.

 

Et aujourd’hui ?

Sataya : Après mes études, je n’ai eu aucun problème pour trouver du travail. Je travaille actuellement (et depuis 4 mois) en tant qu’ingénieur débutant FPGA (conception numérique) à ELSYS DESIGN où je continu de me former au contact d’autres ingénieurs.

Pierre : Je suis désormais ingénieur études et développement chez Thales, dans le domaine de la défense, où j'ai pu rester à l'issue du stage de fin d'études. Sur des systèmes de communications, je travaille principalement sur les aspects traitement du signal et conception des architectures logicielles dans lesquelles viendront s'intégrer ces différents traitements. Je participe ensuite à l'intégration (matérielle et logicielle) et aux tests du système complet. C'est un travail qui permet d'aborder une multitude de domaines liés aux télécommunications. Il est ainsi possible d'avoir une vision globale, à la fois théorique et pratique, sans jamais avoir l'impression de faire la même chose.

 

Pierre quand vous étiez à l’IUT, vous animiez un site de veille technologique sur la sécurité. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Depuis 2004 et jusqu'à dernièrement, je publiais quotidiennement une revue de presse axée sur le domaine de la défense et des technologies de sécurité. Celle-ci était suivie par des particuliers mais aussi une part non négligeable d'officiels et d'industriels. Je gérais tant le côté technique qu'éditorial du site et me déplaçais dans des salons spécialisés à la rencontre de professionnels. Cette activité me permettait d'avoir une vision concrète du secteur dans lequel je souhaitais travailler et d'avoir un élément en plus sur mon CV. Le travail d'un ingénieur est bien sûr basé sur la technique, mais c'est loin d'être uniquement cela. Il faut donc avoir l'esprit ouvert et être polyvalent.

 

Sataya, comment encourageriez-vous une jeune fille à poursuivre des études orientées vers la technologie ?

Il ne faut pas voir le monde de l’électronique comme un monde « d’hommes ». Une fille a autant sa place que n’importe qui, c’est plus une question de personnalité. Si l’on est curieuse de nature, touche à tout, que l’on a envie de comprendre comment les choses sont faites, pourquoi pas se tourner vers les domaines tel que l’électronique ? Et puis c’est aussi une sorte de challenge de se confronter aux hommes, leur montrer que nous aussi on sait réfléchir !

 

Qu’est-ce qui vous a poussé à « faire de l’électronique » et comment définiriez-vous l’électronique à un lycéen ?

Sataya : On côtoie l’électronique à tout moment dans notre quotidien sans que l’on y prête vraiment attention. C’est toujours intéressant de se demander « Tiens, comment fonctionne mon téléphone portable, ma carte navigo, mon lecteur MP3 … ?» et c’est justement cette curiosité qui m’a poussé vers l’électronique. Et puis s’orienter vers la technologie c’est ne plus donner de limite à l’imagination : aller sur la lune, communiquer à tout instant avec n’importe qui, on a l’impression que tout devient possible. J’aime bien l’idée d’apporter une petite contribution à l’avancée technologique.

Pierre : Je me suis intéressé très tôt à l'électronique. C'était à la fois intéressant de comprendre comment cela fonctionnait, mais aussi de pouvoir concevoir quelque chose ensuite.

La vision que les gens ont de l'électronique est souvent cantonnée aux cartes et aux composants que l'on y soude. Mais ce n'est pas uniquement cela, d'autant plus avec l'avènement de l’électronique numérique. Les domaines qui découlent de l'électronique sont très vastes : traitement du signal, radiocommunications, programmation... C'est aussi ce qui en fait son intérêt. Enfin, c'est un domaine où le travail ne manque pas. Par exemple, la promotion sortante de notre école a pu trouver un emploi très facilement, avant la fin du stage de fin d'études ou quelques semaines après.

 

 

 


Ours

 

Responsables de la publication :   Souhil Megherbi & Francisco De Oliveira Alves

Rédacteur et "Intervieweur":         Norbert Verdier (norbert.verdier@u-psud.fr)

« Intervieweur » :                          Nicolas Liébeaux (nicolas.liebeaux@u-psud.fr ( nicolas.liebeaux @ u-psud.fr))

« Interviewé » :                             Sataya Aing (sataya.aing@gmail.com), Pierre Cauchois (p.cauchois@free.fr)

Mise en ligne & diffusion :              Séverine Lopes & Monette Salmier.

Comité de rédaction :                    Francisco Alvès, Nadège Corlosquet, Sally Gérome, Marc Le Bailly, Nicolas Liébeaux, Souhil Megherbi, Gilles Raynaud, Pascale Vareille & Norbert Verdier

 







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